16 octobre 2010
A une peinture
Il est un cœur très bleu
Qui se mêle à son décor
Et se distingue
Si on l’attend
Sur sa joue comme un baiser
Sont posés des mots d’amour
Les aveux qui dessinent
Des sutures, des pansements
Sur chacune des petites blessures
Que referme le temps
Dans le bas de sa paume
Sous ses doigts repliés
Serré, au chaud
Se tient une nature cachée
Le reflet
D’un joyau persistant
22 septembre 2010
lecture de poésie
lecture de poésie
le dimanche 26 septembre
à partir de 15h00
Galerie La Vagabonde
Selles sur Cher (41)
rue de la pêcherie
17 août 2010
Yves Bonnefoy
l'alchimiste de la couleur
extrait : http://www.mas.ecp.fr/callet/alchimie.html
11 août 2010
Lentement, il a tissé la trame d'un rêve infini.
Collé une par une les couleurs de cet amour étrange
Mot par mot assemblé le poème de cette scène
Il est allé chercher les images dans le ciel, chez les dieux
Et dans les paysages.
Longtemps, il a observé les regards qui annoncent une preuve
Les formules d'adoration et ce qu'il veut toucher
Il a accumulé les instants de bonheur pour pouvoir les trier
Ne garder que le meilleur, le vrai, le plus honnête
Les lier par le désir et la tonalité.
Loin d'elle, il l'a créée, pour l'honorer sans la souffrance
D'une phrase à l'autre, il a soumis son cœur
A l'essentiel, comme une beauté, ce qu'il avait peine à lui dire
Il l'a écrit, il l'a chanté
Avec des résonances étranges aux parfums composés
De symboles douloureux, séculaires.
Dans la terre, il a trempé ses mains
Pour façonner quelque note immortelle
Une coupe pour poser ses espoirs
Ce qu'il murmurait
Il a crié sa joie au monde, inscrit partout les signes
Et l'a prise dans ses bras.
Le vent gelé et la pluie qui ondule sous les roches
l'écart entre deux mondes, les fossés, les failles
Ou juste quelques paroles prononcées, un silence
Dans un courant d'air scintillant
L'ont forcé à se retrouver
Dans ce texte insoluble
Pour inscrire à contrecœur
Un mot unique, un mot final
Celui qui blesse, qui coupe :
Séparé.
01 mai 2010
offrandes
fleurs offertes
taches rose ardent
posées
sur un tissu passé
arrachées, capturées
doubles brillants de phrases
impossible à faire naître
coupées, glissées entre les doigts
déclarations hésitantes
leur peau se sèche déjà
une heure après
ici, exilées, sacrifiées
elles commencent leur voyage
posées derrière le verre
sur un bois ciré
quand les reflets s'éteignent au passage des heures
quand l'eau a fui
figées, elles s'endorment
et reposent, sanctifiées
témoins
d'un instant aux couleurs douces, d'un geste ou d'un espoir
elles ne trahissent pas
et si elles deviennent autres
transformées
signes sacrés, indices ou preuves
elles sont encore, dans leur pâle silence
honorées
07 avril 2010
Char
05 avril 2010
peinture
un aperçu de ma peinture ici
06 mars 2010
calligraphie
Ruisseau inexorable
Animal improbable
Ligne interrompue, brièvement
Arrêtée, ramassée
Pour mieux prendre son élan
Sauter vers l’important
S’accrocher à une berge
Reprendre sa course
Suivant une trace invisible
Un instinct irrépressible
Diffusé par le vent
Amarres ou rubans flottants
Alliances, tresses, broderies sans fin
Mesures, repères
Formant des dents, des arches, des chemins
Traçant le sillage
Laissé par une caresse
Ou un signe d’adieu
Créatures imaginaires, parties d’anatomie
Arbre rivé au sol
Dont les branches s’allongent un instant
Jusqu’à faire éclater le fruit
Du trajet de la main
Graines de souvenirs
D’un temps révolu
Où il fallait assembler les codes et les clés
Pierre par pierre
Pour faire surgir des gisants
Un souffle de vie
Une image, un son, un visage
Aujourd’hui, proche parents des impressions
Quand ils cheminent, tacites ou nus
Procession, ronde, révolution
Feignant d’avoir été domestiqués
Unis entre eux
Par une volonté inflexible
Ils transportent un message:
Notre profond désir,
Une preuve de notre vie.
13 février 2010
22 décembre 2009
a-t-il plus doux que de partager les silences ?
là, mêmes séparées, si loin
les mains se touchent
dans l'espace entre deux

